BIOGRAPHIE

BIOGRAPHIE
Biographie
Ségolène Royal, née le 22 septembre 1953 à Dakar au Sénégal, est la fille de Jacques Royal, ancien colonel d'artillerie devenu représentant de commerce et adjoint au maire de Chamagne (Vosges), et de Hélène Dehaye, qui eurent huit enfants en neuf ans : Marie-Odette, Marie-Nicole, Gérard, Marie-Ségolène, Antoine, Paul, Henry et Sigisbert. À 19 ans, elle assigne son père en justice et gagne, car il refusait de divorcer et de verser une pension alimentaire à sa femme pour financer les études de ses enfants.

Elle est la compagne en union libre, depuis la fin des années 1970, de François Hollande, rencontré à une soirée de l'École nationale d'administration (ENA). François Hollande était alors un jeune magistrat de la Cour des comptes. Il est depuis 1997 premier secrétaire du Parti socialiste. Ils ont eu quatre enfants : Thomas (1984), Clémence (1985), Julien (1987) et Flora (1993).


Études
Elle effectue ses études primaires et secondaires à Charmes (Vosges) avant d'intégrer le lycée privé Notre-Dame d'Épinal en 1968. Après le baccalauréat, elle obtient une licence de sciences économiques à l'Université de Nancy II puis est diplômée de Sciences Po en 1978. Elle intègre ensuite l'École nationale d'administration (ENA) dont elle sort diplômée en 1980 (95e de la promotion Voltaire[1]) et choisit une affectation de magistrat au tribunal administratif de Paris. En 1994, elle passe le concours d'avocat au barreau de Paris tout en siégeant à l'Assemblée nationale et au conseil général des Deux-Sèvres, et entre au cabinet Teitgen.


Carrière politique
En 1978, elle adhère au Parti socialiste, à la section du 6e arrondissement de Paris. Conseillère de tribunal administratif en disponibilité, elle est remarquée par Jacques Attali et devient de 1982 à 1988 chargée de mission au secrétariat général de la présidence de la République pour les questions de santé, d'environnement et de jeunesse[2], traversant donc, les crises de Tchernobyl et son traitement exceptionnel en Europe par Pierre Pellerin[3], de l'attentat du Rainbow Warrior et les retombées des essais sur les polynésiens [4].

En 1983, elle souhaite s'implanter électoralement à Villers-sur-Mer (Calvados), commune de résidence de sa mère. Cependant, devant le refus du maire d'alors, si l'on en croit les propos de Micheline Vincent, elle s'éloigne de quelques kilomètres et rejoint la liste d'« Union de la gauche » de Trouville-sur-Mer, menée par Gilbert Hurel (PS). La liste battue, elle devient conseillère municipale d'opposition. Elle démissionne de ce poste fin 1986. Elle a été présente à 12 conseils municipaux sur 39 et est intervenue 8 fois en séance[5]. Elle souhaite être investie aux législatives de 1986, mais essuie le refus des socialistes bas-normands, notamment Louis Mexandeau.

En 1988, elle parvient à demander à François Mitterrand, le jour de son investiture pour son second septennat, s'il peut l'aider pour obtenir un mandat électif en vue des prochaines élections législatives. Elle est ainsi « parachutée » dans les Deux-Sèvres, en remplacement de Jean-Paul Jean la veille de la fin des inscriptions aux listes électorales. Après une campagne vigoureuse, « expliquant aux paysans qu'elle allait leur donner des cours d'anglais dans les villages pour qu'ils puissent exporter leur chabichou[6] », elle est élue députée de la 2e circonscription, celle de Saint-Maixent-l'École au second tour avec un score de 50,57%. Commentant son succès dans une circonscription historiquement ancrée à droite, elle déclare : « Pour un parachutage, l'atterrissage est réussi. ». François Mitterrand accorde en 1992 une subvention de 50 millions de francs, inscrivant la circonscription de Ségolène Royal dans ses grands travaux présidentiels, ce qui a pour effet d'imposer Ségolène Royal dans son assise locale.

En 1995, elle obtient l'investiture du Parti socialiste pour l'élection à la mairie de Niort mais échoue face au maire socialiste sortant Bernard Bellec qui avait refusé de se retirer.

Elle a annoncé en 2006 qu'elle ne se représenterait pas au poste de députée. Le PS a investi Delphine Batho pour lui succéder.

Le 16 novembre 2006 elle a été désignée par 60,60 % des 178 000 militants socialistes[7] comme candidate officielle du parti socialiste pour les présidentielles de 2007. Ses adversaires étaient Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius[8].


Ministre de l'Environnement
Du 3 avril 1992 au 29 mars 1993, elle est ministre de l'Environnement[9] du Gouvernement Bérégovoy. Durant son ministère, elle s'attache aux questions du traitement et du recyclage des déchets, des nuisances visuelles et sonores et aux problèmes liés à l'eau. Elle fait voter une loi sur le traitement et le recyclage des déchets (loi de juillet 1992), avec un soutien aux technologies innovantes pour le traitement et la collecte des déchets.

Contre les nuisances, elle fait voter une loi de lutte contre le bruit (loi-cadre de décembre 1992) avec la prévention du bruit des transports, dans les bâtiments publics (les cantines scolaires par exemple), les lieux de travail, etc. Elle fait ensuite voter une loi sur la « reconquête des paysages » (loi de janvier 1993), suivie de la labellisation de cent paysages et de leurs produits (opération « Sauvons nos paysages, savourons leurs produits »).

Elle s'attache aux problèmes liés à l'eau en travaillant à l'application de la loi sur l'eau votée peu de temps avant sa prise de fonction, à l'initiative de son prédécesseur, Brice Lalonde : création d'une Direction de l'eau au sein du ministère, lancement des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), augmentation du budget des agences de l'eau, réforme de la police des eaux (coordination internationale de la gestion de l'eau).

Elle accoucha de son quatrième enfant, Flora, alors qu'elle était ministre. C'était la première fois qu'une ministre en France accouchait pendant son mandat. De plus, elle a fortement médiatisé cette naissance en montrant son bébé aux caméras de télévision et aux photographes, ce qui suscita un débat sur la séparation entre la vie publique et la vie privée, d'autant plus que son compagnon, François Hollande, n'était pas favorable à une telle médiatisation [10]


Ministre déléguée à l'Enseignement scolaire
Du 4 juin 1997 au 27 mars 2000, elle est ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin auprès du ministre de l'Éducation nationale Claude Allègre. Elle abandonne alors son mandat de député qu'elle reconquiert en juin 2002. Durant son mandat, elle s'attache à l'aide aux enfants défavorisés ou en difficultés scolaires avec la relance des zones d'éducation prioritaire, la création de fonds sociaux pour les élèves (comme le fonds social pour les cantines scolaires), la création des heures de soutien scolaire ou encore la création des classes et des premiers internats-relais.

En matière d'éducation, elle fait de la maîtrise des langues la priorité à l'école maternelle. Elle s'attache à la rénovation de la pédagogie au collège avec notamment l'instauration des « itinéraires de découverte » et à l'aménagement du temps de l'enfant avec la création des contrats éducatifs locaux et l'éducation à la citoyenneté. Elle instaure la « Semaine des parents à l'école » et soutient une campagne nationale pour les élections des représentants de parents d'élèves. Enfin, elle met en œuvre des « Initiatives citoyennes » pour apprendre aux enfants à vivre ensemble et rend l'éducation civique obligatoire au brevet des collèges.

En matière de sécurité, elle s'attache à la défense des droits de l'enfant et à la lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs) . Elle fait voter également la loi de juin 1998 contre le bizutage, soutient des campagnes de sensibilisation contre le racket et met en place le numéro SOS Violences[11]. Enfin, dans le domaine de la santé, elle s'attache à la revalorisation du rôle des infirmières scolaires et rend disponible gratuitement la pilule du lendemain dans les lycées.

Son ministère est marqué par ailleurs par l'Affaire Montmirail et la "circulaire Royal". À la suite du suicide de Bernard Hanse, S. Royal se trouva au centre d'importantes polémiques d'une part au sujet de la circulaire préconisant le recours immédiat au Parquet, sans confrontation ou enquête préliminaire et d'autre part au sujet de ses déclarations mettant en doute l'innocence de Bernard Hanse (qui sera prouvée et reconnue après une enquête).


Ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance
Du 27 mars 2000 au 27 mars 2001, elle est ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance[12] du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, brièvement Martine Aubry puis Élisabeth Guigou.

Ensuite, du 28 mars 2001 au 5 mai 2002, elle est ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées[13] du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité Élisabeth Guigou. C'est à ce poste qu'elle se fit connaître du grand public.


Lois et réformes importantes
Réforme de la loi sur l'autorité parentale :
Possibilité pour une famille monoparentale de déléguer l'autorité parentale à un tiers[14]. Cette loi permet, entre autres, à des couples homosexuels d'assumer ensemble tout ou partie de l'autorité parentale. Toute délégation est cependant soumise à une décision de justice qui agit dans l'intérêt de l'enfant[15] ;
Création d'un livret de paternité qui souligne la place et le rôle du père tant sur des aspects juridiques que pratiques ;
Création du congé de paternité : le nouveau père peut ainsi prendre 11 jours calendaires consécutifs de congé payé (18 jours en cas de naissances multiples) ;
Reconnaissance légale de la garde alternée de l'enfant, garde déjà actée dans la pratique ;
Protection des mineurs contre la prostitution : le recours à la prostitution ainsi que le proxénétisme à l'égard d'un mineur de 15 ans à 18 ans sont punis pénalement par la loi (précédemment, il ne s'agissait que de peines indirectes) ;
Incrimination de la détention de documents pédopornographiques (le recel était déjà punissable).
La réforme de l'accouchement sous X : Création du Conseil national pour l'accès aux origines personnelles ;
Le soutien à l'adoption internationale : Facilitation et encadrement plus poussé de l'adoption d'un enfant étranger ;
Renforcement de l'accueil de la petite enfance : Mesures pour la formation des éducateurs et des assistants, création de 15000 à 20000 places en crèches ou halte-garderie sur un projet initial de 30 à 40 mille places ;
Harmonisation par le haut des aides au logement à travers la création d'un barème unique (correspondant à une aide supplémentaire de 6,5 millions de francs) ;
Le congé et allocation de présence parentale pour enfant malade ;
L'allocation d'éducation spéciale (parents d'enfants handicapés) ;
La lutte contre les violences en institution (renforcement du SNATEM) ;
La création du collectif « Enfance et média », contre la violence dans les médias ;
Le lancement d'une grande campagne télévisée de sensibilisation et de prévention des violences sexuelles ;
La rénovation des COTOREP (structures pour personnes handicapées) ;
Le développement du parc de logement adapté pour les personnes handicapées ;
La création du plan Handiscol pour la scolarisation et l'intégration des enfants et des adolescents handicapés à l'école;
L'aménagement en matière de transport collectif et particulier pour les personnes handicapées ;
La création du label « tourisme et handicap ».

Présidente du conseil régional de Poitou-Charentes
En mars 2004, elle remporte la présidence de la région Poitou-Charentes face à son prédécesseur Élisabeth Morin (UMP), ce qui lui vaudra d'être surnommée au sein du PS « La Zapatera », en référence à l'élection de José Luis Rodríguez Zapatero.

Ségolène Royal fait de l'éducation une de ses priorités (la région, comme d'autres en France, consacre près de la moitié de son budget à la formation, l'apprentissage, l'éducation et l'enseignement supérieur). Elle met ainsi en place des aides à la formation (10 000 en 2005) et à la reconversion pour les femmes ayant des métiers sans débouchés. À l'intention des jeunes, elle utilise la taxe sur les permis de conduire pour financer la gratuité du permis pour les diplômés du CAP (300 bénéficiaires en 2005), lance un portail Internet[16] pour « répondre aux questions des jeunes au quotidien » et met en place une aide au logement visant à la prise en charge de la caution par la Région (pour les jeunes ne bénéficiant pas d'une autre aide publique). Les « bourses de la découverte » permettent d'aider des jeunes (3240 entre 2004 et 2005) à effectuer des stages à l'étranger (obligatoires dans certains cursus scolaires) alors que les aides pour l'achat des livres scolaires sont affectées à 45 000 familles en 2005. Enfin, elle soutient la recherche en faisant signer à la Région des contrats de 3 ans avec de jeunes chercheurs en doctorat (80 en 2005).

Comme la plupart des régions françaises, la région Poitou-Charentes a fortement augmenté les impôts en 2005 (+14,5 % pour une moyenne nationale de +21 %) et stabilise également la dette publique (augmentation inférieure à 2 % en 2006) qui n'avait cessé de croître depuis 2001.

En matière économique, la région met en place une charte d'engagements réciproques qui engage les entreprises touchant des aides de la région à ne pas délocaliser, à ne pas licencier (si elles font des bénéfices) et à respecter la loi en matière d'environnement. En 2005, les 182 chartes signées auraient créé 832 emplois et permis 1415 formations. Elle soutient les programmes de recherche appliquée (10 millions d'euros) et utilise les commandes publiques pour soutenir des « productions locales d'excellence » (comme les installations pour les énergies renouvelables). Elle met en place les « bourses tremplins » pour l'emploi qui auraient participé à la création de 2000 entreprises (dont la moitié pour les jeunes) et les « emplois tremplins » pour les jeunes qui en deux ans auraient créé 2900 emplois (dont 1560 dans le secteur associatif). Elle favorise l'accompagnement des salariés licenciés par la création d'une plate-forme de conversion à Châtellerault et le développement des « comités de bassins d'emploi ». Elle accorde également des aides pour les projets de reprise d'entreprises par les salariés ou un repreneur. Enfin, elle met en place une aide pour les jeunes agriculteurs (35 installations aidées en 2005) et à la production agricole de qualité et respectueuse de l'environnement (687 exploitations ont bénéficié des Contrats régionaux d'exploitation en 2005).

Ségolène Royal s'attache à la défense de l'environnement et du patrimoine de la région Poitou-Charentes et notamment du Marais poitevin (dont elle a soutenu la restauration dans le cadre des Grands travaux du président Mitterrand).

En matière de santé, la région créé un fonds social régional pour assurer la gratuité d'accès à la contraception pour les jeunes filles des lycées professionnels et des centres de formation des apprentis de Poitou-Charentes[17].

Enfin, en matière d'infrastructure et de technologie, la région soutient, dans la continuité de ses prédécesseurs, le développement des TER (achat de 27 nouveaux trains pour 100 millions d'euros), crée l'opération « TER à un euro » et défend les lignes de trains Corail menacées de fermeture. Via Arantis[18] la région équipe 500 petites communes en ordinateurs reliés à Internet et propose une aide à la création de sites Internet pour les entreprises et les agriculteurs de la Région.

Sa gestion politique de la région est néanmoins fortement critiquée, évoquant notamment le cas du comité régional du Tourisme (CRT) de Poitou-Charentes dont la totalité des décisions a été annulée par la justice pour l'absence de convocation d'une élue de l'opposition[19].


Mandats et fonctions

Fonctions ministérielles
Ministre :
3 avril 1992 au 29 mars 1993 : ministre de l'Environnement du Gouvernement Bérégovoy
Ministre déléguée :
4 juin 1997 au 27 mars 2000 : ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin auprès du ministre de l'Éducation Nationale Claude Allègre
27 mars 2000 au 27 mars 2001 : ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, brièvement Martine Aubry puis Elisabeth Guigou
28 mars 2001 au 5 mai 2002 : ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité Elisabeth Guigou

Mandats politiques nationaux
Députée :
13 juin 1988 au 2 mai 1992 : députée des Deux-Sèvres (démissionne pour entrer dans le gouvernement Bérégovoy)
2 avril 1993 au 21 avril 1997 : députée des Deux-Sèvres
1er juin 1997 au 4 juillet 1997 : députée des Deux-Sèvres (démissionne pour entrer dans le gouvernement Jospin)
juin 2002 - en cours : députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres (élue au 2e tour)

Mandats politiques locaux
Au Conseil régional :
23 mars 1992 au 3 avril 1992 : conseillère régionale de Poitou-Charentes (démissionne pour entrer dans le gouvernement Bérégovoy)
2 avril 2004 - en cours : présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes
Au Conseil général :
2 avril 1992 au 23 mars 1998 : conseillère générale des Deux-Sèvres
Au Conseil municipal :
1983-1986 : conseillère municipale de Trouville-sur-Mer (Calvados). Elle quitte son poste fin 1986, attitude justifiée par elle par des fonctions d'importance croissance à l'Élysée, mais il semble qu'elle ait quitté le Calvados parce qu'elle se serait rendu compte qu'elle ne serait pas investie par le PS local pour les législatives de 1986
13 mars 1989 au 18 juin 1995 : conseillère municipale de Melle (Deux-Sèvres)
18 juin 1995 au 18 mars 2001 : conseillère municipale de Niort (Deux-Sèvres)
Autres :
2004-2006 : Présidente du syndicat mixte du Parc interrégional du Marais Poitevin

Actuellement
Députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres
Présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes
Candidate du Parti socialiste à la Présidence de la République française.
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# Posted on Wednesday, 29 November 2006 at 10:29 AM

PRESIDENTE DE LA REGION CHARENTE POITOU

PRESIDENTE DE LA REGION CHARENTE POITOU
La liste conduite par Ségolène Royal remporte les élections régionales le 28 mars 2004. Elle sera élue présidente de la région Poitou-Charentes le 2 avril 2004.

Ségolène Royal est, depuis quinze ans, députée du département des Deux-Sèvres. Elle a été trois fois ministre : de l'environnement (1992-1993), de l'enseignement scolaire (1997-2000), de la famille, de l'enfance et des personnes handicapées (2000-2002).


Tout au long de son parcours, Ségolène Royal s'est résolument engagée à rendre la plus concrète possible son action politique. Elle est ainsi à l'origine de réformes emblématiques qui ont marqué l'évolution de la société :
- la création du plan Handiscol, pour permettre à tous les enfants et adolescents handicapés de
suivre une scolarité normale ou adaptée ;
- la création du congé de paternité qui concilie pour la première fois, de façon concrète, l'égalité
homme/femme ;
- l'instauration de la garde alternée de l'enfant, dans le cadre d'une médiation familiale efficace ;
- la protection de l'enfance, avec une lutte continue contre toutes les formes de violences.

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Députée

Députée PS des Deux-Sèvres (2ème circonscription, Saint-Maixent), élue pour la première fois en 1988 et réélue en 1993, en 1997 et en 2002. Depuis 1988, Ségolène Royal a relayé et soutenu avec efficacité les projets de sa circonscription (Pays Mellois, Saint-Maxentais, Marais) :

- pour améliorer l'environnement, la qualité de vie et le patrimoine : obtention d'aides de l'Etat pour l'aménagement de centres bourg, pour l'assainissement public, pour la replantation de haies; aides pour la mise en place d'un plan vélo et de pistes pédestres ; obtention de financement pour la sauvegarde du patrimoine dans le cadre du lancement des Grands Travaux pour le Marais Poitevin qu'elle a initié : restauration du patrimoine lié à l'eau, sauvegarde du marais contre le projet d'autoroute, rénovation d'églises et de temples, création d'une charte architecturale ;

- pour développer l'agriculture : soutien auprès des éleveurs pour l'obtention des droits à produire du lait de chèvre, pour la mise en place de contrats territoriaux d'exploitation et l'encouragement à l'agriculture raisonnée, pour la sauvegarde de la race maraîchine et de la race Parthenaise et pour la mise en place d'un label qualité du terroir (dont l'AOC pour le Chabichou) ;

- pour assurer une meilleure égalité des chances et favoriser la réussite scolaire : déblocage par l'Etat d'aides financières pour la rénovation ou la construction de nouvelles classes, soutien dans le maintien de classes rurales, mise en place de Contrats éducatifs locaux, création de nouvelles filières professionnelles dans les lycées, aménagement de structures d'accueil de la petite enfance ;

- pour mieux accueillir les anciens : soutien dans le développement et la rénovation de maisons de retraites et de lieux d'accueil des personnes âgées ;

- pour maintenir et développer l'emploi : aide dans la création de commerces multi-services ruraux, soutien à la mise en place de cellules reclassement pour les salariés frappés par la fermeture de leur entreprise ;
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# Posted on Wednesday, 29 November 2006 at 10:37 AM

SEGOLENE ROYAL SE LANCE DANS LA CAMPAGNE 2007

SEGOLENE ROYAL SE LANCE DANS LA CAMPAGNE 2007
Le suspense a pris fin : Ségolène Royal a annoncé officiellement, vendredi soir à Vitrolles, sa candidature à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007. Elle a fait sa déclaration dès le début de son discours, sans faire languir plus longtemps les 1500 personnes venues l'entendre lors de son premier grand meeting de campagne. Elle a souhaité répondre "avec simplicité, avec gravité, consciente du poids des mots et de l'importance de l'acte" à l'invitation qui venait de lui être faite par le président du Conseil général, Jean-Noël Guérini.

"Oui, j'accepte d'assumer cette mission de conquête pour la France et les épreuves qui vont avec - et dont je veux protéger ma famille - et donc de me présenter au vote des socialistes, puis je l'espère, au jugement des Français, en gagnant par le mérite leur confiance en avril 2007", a lancé Ségolène Royal sous des applaudissements nourris, mettant ainsi un terme à des mois de campagne officieuse. "Accomplir les changements profonds espérés, incarner la nation puis bien faire fonctionner l'Etat, telle est la tâche qui nous attend", a ajouté la présidente de la région Poitou-Charentes, grande favorite des sondages parmi les socialistes.

Le symbole de Vitrolles

La plupart des responsables socialistes ont assisté à cette déclaration de candidature : Eugène Caselli, premier secrétaire de la fédération PS et animateur du Conseil politique de Ségolène Royal, Michel Vauzelle, président de la région PACA, et l'un de ses vice-présidents, Patrick Menucci, qui organise depuis des mois ses déplacements. Selon ce dernier, les "ségolénistes" s'apprêtent à rendre public un appel d'élus de toute la France comptant déjà 2000 signatures. Etait aussi présent Arnaud Montebourg, porte-parole de la candidate.

Dans son discours, Ségolène Royal a repris les formules qui assurent son succès: "pour un ordre juste, des énergies positives, des libertés nouvelles, une sécurité durable, la République du respect". Elle a fait l'éloge de "la diversité humaine, une véritable chance pour la France", dans une zone où vivent de nombreux Français issus de l'immigration. "Jusqu'à quand parlerons-nous de Français de souche, comme si les autres étaient faits de feuillage et de branchage !", s'est-elle exclamée. Par ailleurs, alors que Ségolène Royal achevait la première phase d'une campagne de 38 déplacements entamée en février à Arras, elle en a profité pour saluer le soutien tout frais de Pierre Mauroy et de 105 élus du Nord : "Beau symbole : le Nord et le Sud en mouvement pour nous entraîner en 2007 !".

En déclarant sa candidature à Vitrolles, ville reprise par le PS à l'automne 2002 après avoir été contrôlée par le Front national, Ségolène Royal symbolisait sa volonté de reconquête du pouvoir par les socialistes. "La victoire de Vitrolles fut le premier rayon de soleil après le funeste 21 avril" 2002, a déclaré Jean-Noël Guérini. "C'est ici que nous avons repris la marche en avant qui nous a conduit aux victoires du printemps 2004" des socialistes, a-t-il ajouté.
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# Posted on Wednesday, 29 November 2006 at 10:50 AM

SEGOLENE ROYAL LA PREFEREE DES FRANCAIS

SEGOLENE ROYAL LA PREFEREE DES FRANCAIS
Avec 43 % de Français qui la considèrent comme la meilleure candidate pour 2007, Ségolène Royal n'en finit pas de grimper dans les sondages. En sept mois, la candidate à l'investiture pour l'élection présidentielle a gagné 26 points et ce alors que tous les autres présidentiables socialistes, sauf DSK, sont en recul : - 6 points pour Jack Lang à 9%, - 5 pour Lionel Jospin à 8%, - 4 pour Laurent Fabius à 4%, - 3 pour François Hollande à 3%.

Selon le dernier sondage BVA pour le Figaro et LCI, Ségolène Royal (43%) arrive loin devant Dominique Strauss-Kahn (13%) et Jack Lang (9%) pour représenter la gauche à l'élection présidentielle.

Candidate préférée au PS

Dans l'électorat socialiste, Ségolène Royal est citée comme la candidate préférée à 55%, devant Dominique Strauss-Kahn (16%), Lionel Jospin (11%) et Jack Lang (7%). Interrogés sur ce qui explique le mieux le succès actuel de la députée des Deux-Sèvres, 26% des sondés citent d'abord "le souhait de renforcer la place des femmes dans la vie politique", 25% "la manière dont les médias la présentent" et 14% "l'attachement aux valeurs morales qu'elle défend".

Interrogés sur l'éventualité d'une candidature de Dominique Strauss-Kahn, 12% affirment qu'ils voteraient "certainement" pour lui et 38% "peut-être". A une question similaire concernant Ségolène Royal en mai, celle-ci recueillait respectivement 18% et 41%. Concernant la "crédibilité" du député du Val d'Oise, il obtient une majorité sur trois thèmes: "représenter la France à l'étranger" (56%), "défendre la famille et les valeurs traditionnelles" (56%) et "améliorer la construction de l'Europe" (52%). Sur tous les autres thèmes, notamment de politique économique et sociale, il est jugé "pas vraiment crédible" par une majorité.

Sondage réalisé par téléphone les 2 et 3 juin auprès d'un échantillon de 955 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Besancenot n'appellera pas forcément à voter Royal


Le porte-parole de la LCR Olivier Besancenot a laissé entendre jeudi sur France 2 qu'il n'appellerait pas à voter pour Ségolène Royal si elle était désignée candidate du PS à l'élection présidentielle de 2007 et si elle accédait au second tour. "Je fais toujours la différence entre la gauche et la droite. En revanche, quand Ségolène Royal lance sa campagne sur l'insécurité et la critique des 35 heures, ça lui fait un point commun avec Nicolas Sarkozy, pas avec moi", a déclaré Olivier Besancenot.
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# Posted on Wednesday, 29 November 2006 at 10:59 AM